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Jongleur spécialiste du travail à trois balles, Vincent Berhault, ancien du cirque Romanès, conduit le bal. Le plus souvent, il joue avec des musiciens, batteur ou virtuose de l’oud. Sa compagnie se nomme les Singuliers. Ici, homme caoutchouc, il assure les enchaînements…
Francis Marmande / Le Monde


Vincent Berhault est un jongleur singulier et entreprenant, qui joue avec des danseurs, des plasticiens, des cuisiniers ou des hommes politiques. Cette fois il a une sympathie poétique pour Nasreddin Hodja, héros légendaire turc, à la fois ingénu, bouffon et uléma. Point de conférence, même si ça en prend au début la tournure, juste une compil impressionnante de textes, d’images, de vidéos et d’enregistrements sonores. Et des moments de bravoure quand il jongle avec des feuilles de papier et des coquillettes, des centaines de coquillettes. Un spectacle ingénieux, riche en trouvailles et en fantaisie.
Thierry Voisin / Télérama


Vincent Berhault jongle avec les mots à moitié prononcés comme il jongle avec les objets ordinaires ou avec son corps passant à travers les barreaux d’une échelle. Si l’univers qu’il crée est absurde, c’est parce que les hommes sont aussi parfois absurdes et qu’ils écoutent les sirènes du superficiel. Le mouvement des choses qui dansent au dessus de nos têtes ne doit pas faire oublier ce qu’il y a au fond de l’homme et les valeurs qu’il porte. Le spectateur a assisté à une grande farce où il doit rire de lui-même. Voilà le labyrinthe mental dans lequel nous ont entraînés durant une heure Vincent Berhault et la metteuse en scène Ilka Madache. Le spectacle se termine par le déploiement de quatres portraits du jongleur-archiviste qu’il déplie comme s’il se regardait dans un miroir avec cette interrogation existentielle: «qui suis-je? Je n’en sais rien!»
S.Fonty / La presse de la Manche


Rythme haletant quand Vincent Berhault laisse courir une boule de cristal sur sa peau, sur ses hanches ou sur son dos. L’incontrôlable objet et son maître conjuguent un équilibre toujours près de se rompre, et Vincent Berhault paraît explorer la part tacite d’une sensibilité où jongleur et balles presque « s’incorporent ». Jusqu’à la théâtralité fluide du mouvement.
A.B / L’Humanité


Un spectacle époustouflant
(…)Vincent Berhault et Ilka Madache ont conçu un spectacle singulier dans lequel un archiviste, incarné par V.Berhault en solo, s’adresse au public pour lui parler des multiples facettes de ce Nasreddin Hodja. Un exercice périlleux auquel se livre ce conférencier car suivre ses traces revient à nager entre folie et sagesse, humour et spiritualité, puisque les histoires de Hodja ont plusieurs niveaux de lecture. L’interprétation proposée par Vincent Berhault est exceptionnelle. A la fois comédien, jongleur, acrobate et conteur turcophone en quelques occasions, il mêle poésie, émotion et dérision. La mise en scène d’Ilka Madache est réussie et, grâce à un dispositif particulièrement élaboré, la conception sonore donne parfaitement la réplique au comédien.
F.S / Dernières Nouvelles d’Alsace


L’esperanto circassien
Depuis les années 80, le cirque tente aussi d’établir un dialogue créatif avec « l’autre », partenaire ou public. Et cela au-delà des différences sociales, ethniques ou culturelles.
(…) A coup de mots, de projections, d’acrobaties et de jongleries, Vincent Berhault dévoile les aventures de ce héros célébré des Balkans à la Mongolie. Joué aussi bien en France qu’en Turquie, le spectacle « Hodja », initié par Vincent Berhault, a été conçu comme un pont jeté entre deux civilisations. « Les spectateurs français s’imprègnent d’une culture qu’ils connaissent mal, précise Vincent Berhault. Les Turcs, grâce à ce personnage populaire, découvrent le cirque, un art oublié dans leur pays depuis de nombreuses années ».
Louise Mongalais / Stradda


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