Presse

Entre. Mathieu Braunstein /  19 mars 2018171104_RdL_0317_web

le drame est traité ici avec un vrai sens du rythme et de l’absurde. Vincent Berhault, repéré au début des années 2000 pour ses talents de jongleur, par ailleurs passionné d’anthropologie et bon connaisseur du monde turc, invente une forme d’écriture inédite entre cirque et théâtre. (lire l’article)

« Entre » les frontières, ou les limbes du monde globalisé / Mathieu Dochtermann / Toute la Culture /17 octobre 2018

En mêlant les langages de la danse, du théâtre, de l’acrobatie, de la musique live, Entre offre une approche complexe mais immédiatement sensible de l’absurdité et des contradictions d’un contrôle aux ramifications kafkaïennes. […] Sans dogmatisme aucun, le spectacle rend ainsi sensible tout le tragique qui peut se nouer dans ces lieux de passage qui peuvent aussi bien devenir des cercueils aux larges baies vitrées.

[…]L’interprétation du personnage est magistralement portée par Barthélémy Goutet, qui arrive à lui donner à la fois dignité et fragilité, et réussit le tour de force à effacer peu à peu, dans son attitude, ce qui fait sa personnalité, à mesure que le personnage se dissout dans le milieu artificiel où on le maintient.

[…]L’écriture du spectacle est donc complexe, et joue sur de nombreux tableaux parralèles, qu’elle arrive à joindre pour rendre palpables les enjeux du lieu-sujet. Narration et figuration physique cohabitent donc. Les registres employés, qui vont du tragique, dans le cas de Merhan Karimi Nasseri, au comique burlesque, évitent le ronronnement et transportent le spectateur de surprise en surprise.

[…] C’est, en tout état de cause, une belle proposition de spectacle hétérogène, un beau métissage de techniques au service d’un projet nécessaire et intelligent.(Lire l’article en ligne)

Entre. Une parabole sur les notions de frontiere et de migration. Entre les mondes, entre les arts / Sarah franck /  Arts-chipels / 19 octobre 2018

171104_RdL_0331_webL’exil, ce n’est pas seulement le départ, les brimades des autorités ou des autochtones du pays où l’on arrive, c’est aussi son intériorisation dans la tête et le corps. C’est ce que le spectacle manifeste à travers des formes dansées qui impliquent le corps même. Torsions infligées au corps pour dire la torture, les doigts retournés, les bras tordus, l’étranglement, jeu muet de chaises « musicales » sur les sièges de l’aéroport dans lesquelles le migrant ne trouve pas place, chorégraphie de la craie manipulée par le migrant qui tourne, figure ballotée renvoyée par les autres, dessinant sur le sol noir un long fil blanc qui tourne sur lui-même et se déploie, erratique, dans l’espace.

[…]Cette exploration des frontières qui s’effectue entre les arts comme entre les histoires, entre la pensée et la réalité des corps, laisse derrière elle une traînée lumineuse qui persiste bien après que les lumières de la salle se sont rallumées.(Lire l’article en ligne)

De l’air ! / Valerie de Saint-Do / 19 oct. 2018 / blog mediapart

Bien sûr, on évoquera Ubu, pour toutes ces figures de l’éternelle bêtise en uniforme incarnées avec tant de brio par Toma Roche ; on pensera à Kafka lors du rétrécissement pathétique de la figure humiliée de Barthélémy Goutet et aux tentatives belles et désespérées des danseurs de sortir du cercle infernal. On restera sidéré de la force symbolique de cette histoire en ce moment qui rejette et massacre tout ceux qui n’ont pas l’heur de passer le regard mauvais du fonctionanire d’aéroport. Mais là où Entre frappe fort, c’est en préférant la légèreté de l’enchantement à l’assomoir de la mauvaise conscience. Cette dissection au scalpel de la connerie humaine aurait pu ou dû nous plomber : elle nous allège, comme par un triomphe de l’art, du geste, du rire sur la bêtise et la domination. Le tragique se fait grâce, et c’est rare.(lire l’article en ligne)

Lost in translation… / Laura Plas / Les Trois Coups – le journal du spectacle vivant / 19 mars 2018171104_RdL_0341_web

D’une telle histoire, on pourrait tirer un mélodrame pathétique ou une comédie pleine de bons sentiments comme Steven Spielberg nous en a imposé une avec son indigent Terminal. Vincent Berhault et ses interprètes ne cèdent heureusement pas à ces pièges. Ils développent au contraire l’art du contrepoint : les saynètes cocasses de la vie quotidienne d’un aéroport alternent avec de brefs flash-back biographiques où l’émotion pointe. Tortures, violences policières, cimetière marin de la Méditerranée sont évoqués, parfois avec force.(Lire l’article en ligne)

 

La frontière au risque de l’art / Anaïs Heluin – http://www.sceneweb.fr / 18 octobre 2018171104_RdL_0030_web

Dans Entre, Vincent Berhault fait appel à des arts et à des registres multiples pour aborder la notion de frontière. Pour approcher avec subtilité la figure du migrant, et questionner la légitimité des œuvres et discours dont elle est l’objet. À commencer par les siens […]

Vincent Berhault affirme d’emblée son refus d’ajouter un discours à ceux qui saturent les médias. […]Avec bonheur, Entre va ainsi bien au-delà de la simple critique à charge des politiques européennes à laquelle se livrent déjà d’assez nombreux artistes. Notamment vers un questionnement du geste artistique.[…]

Avec sa riche mosaïque toute en contrastes, Vincent Berhault se pose les bonnes questions. Et les partage avec grâce.(lire l’article en ligne)

ENTRE / Mireille Davidovici / Théâtre du blog / 17 mars, 2018171104_RdL_0295_web

Autour de ce récit émouvant et parmi le flux perpétuel des voyageurs, naissent de nombreuses anecdotes concernant des passagers dans des aéroports, brièvement dialoguées, dansées ou chantées. Derrière ces facéties, Entre évoque des questions aussi graves que l’entrave politique et administrative à la libre circulation, en  ces temps de migrations licites et clandestines. Un anthropologue, Cédric Parizot, spécialiste de la mutation des frontières au XXI ème siècle, a guidé la troupe dans sa réflexion. Mais il s’agit avant tout ici d’un objet artistique, riche d’invention et d’humour, mêlant les différentes disciplines du  spectacle actuel. Mention spéciale à Benjamin Colin qui crée des sons d’ambiance et des musiques de tout style, en parfaite complicité avec ses partenaires, Barthélémy Goutet, Gregory Kamoun, Xavier Kim, et Toma Roche.(Lire l’article en ligne)

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