Gonzosphere

Ce projet part du principe que les « Peuples sans territoires compact » participent de la richesse et de la diversité culturelle d’une Europe qui tend de plus en plus à la reconnaissance des droits non territoriaux des minorités.

Le projet autour des peuples sans territoire compact contient en germe une grande question concernant l’espace vécu européen.

Il s’agit de s’intéresser à ces minorités européennes parce qu’elles sont là, et qu’on en parle peu. Ces peuples sont en quelque sorte des « ignorées de l’histoire européenne ».

Peuples Sans Territoire compact

Si l’on admet, comme point de départ, qu’il existe en Europe non seulement plusieurs dizaines de peuples géographiquement liés à des territoires (plus ou moins intriqués les uns dans les autres tout en restant en général assez compacts), mais encore une dizaine d’autres peuples qui ont en commun d’être répandus dans un grand nombre de zones où pratiquement nulle part ils ne constituent la majorité de la population sur un territoire supérieur à deux communes contiguës.

Ces peuples se distinguent des diasporas vraies en ceci qu’ils ne possèdent plus de liens directs avec un territoire d’origine compact (comme par exemple les diasporas polonaise ou albanaise, dont les racines rejoignent la Pologne et l’Albanie) et que souvent le contact avec un lieu d’origine a été coupé par une catastrophe fondatrice dont le souvenir a pu ou non se maintenir. Ces divers peuples peuvent avoir eu, et ont parfois gardé, un mode de vie plus ou moins mobile, mais c’est l’éclatement en un territoire non compact qui reste leur principal dénominateur commun. Certains de ces peuples sont d’ailleurs presque inconnus en dehors de la région qu’ils habitent, ou en tout cas très mal connus de la plupart des autres Européens

 

Quelques uns de ces peuples :

Rrom, Moéso-Roulmain, Balkano-égyptien, Sami, Yéniche, Travellers, Aroumain, Arménien occidental, Assyro Chaldéen